Người Pháp đã viết gì về Bến Tre:

Bên Tre, terre de vergers et de lettrés

Terre de jardins aux fruits et aux fleurs, au prix d'innombrables efforts et d'une volonté sans relâche, Bên Tre est aussi terre de lettrés , le berceau de grands esprits qui ont laissé des traces dans l'histoire de la nation.

POURQUOI parle-t-on souvent de la province Bên Tre, au Delta du Mékong, comme d'une "civilisation jardinière " (c'est-à-dire une civilisation née d'une région jardinière), associant beauté spécifique et ordinaire de la tradition culturelle vietnamienne?

C'est parce que sur ce terrain jadis en friches, où s'enchevêtre une multitude de cours d'eau, le défrichage s'est avéré tellement difficile que les gens du coin s'y sont forgés une détermination et un esprit communautaire sans pareil. Et le jardinage qui s'y est développé depuis des siècles a permis l'émergence d'une civilisation spécifique: la "civilisation jardinière " .

Tant d'érudits y sont nés

 

Các Quận trong tỉnh Bến Tre

 

Comme tant d'autres Vietnamiens, les habitants de Bên Tre ont su et savent toujours vénérer la tradition humaniste des ancêtres, s'adapter harmonieusement à la nature, observer les principes de la morale, et se plaire à faire du bien.

Ce qui prédomine cependant, c'est leur passion pour les études. Durant les 50 dernières années de l'époque féodale, Bên Tre, alors connue sous le nom de Tân An, ne comptait pas moins de 36 "Cu Nhan " (licenciés au concours régional triennal de mandarinat ou Thi Huong), et même un "Tien Si " (docteur du concours triennal du Palais ou Thi Dinh...) -le premier lauréat littéraire de toute la région du Nam Ky (Sud-Vietnam).

Selon les livres d'histoire, Lê Van Duc, originaire de Bên Tre, a reçu le titre de "Cu Nhan " sous le Règne de Gia Long (en fut l'auteur du livre "Chu Nguyen Tap Vinh " , premier ouvrage du courant littéraire vietnamien en Han-Nôm (caractères chinois et caractères démotiques). Et Truong Vinh Ky, de Bên Tre lui aussi, a été reconnu comme l'un des initiateurs du mouvement national de promotion de l'écriture vietnamienne (la langue vietnamienne latinisée, au début du 20ème siècle). Dans le dictionnaire de la littérature vietnamienne apparaissent les noms de cinq lettrés originaires de Bên Tre dont les oeuvres sont honorées jusqu'ici: Nguyên Dinh Chiêu, Truong Vinh Ky, Phan Van Tri, Suong Nguyêt Anh et Phan Thanh Gian. Nguyen Dinh Chiêu et Phan Van Tri étaient les porte-drapeau du courant littéraire contemporain patriotique du Vietnam. Truong Vinh Ky a écrit, durant 30 ans, 141 ouvrages de différents domaines: littérature, sciences, manuels scolaires, collections, recherches... Mme Suong Nguyêt Anh (fille du Nguyên Dinh Chiêu), fut la première femme à figurer sur la tribune de presse du Vietnam au début du 20ème siècle. Phan Thanh Gian était le rédacteur en chef de l'ouvrage "Kham Dinh Viet Su thong giam cuong muc " , l'un des trois grands livres d'histoire du Vietnam. Plusieurs érudits issus de Bên Tre se sont taillés une renommée pour leur contribution au développement de la culture nationale. Citons, entre autres, cinq rédacteurs en chef des journaux de renom àSaigon de l'époque (à compter à 1920): Truong Vinh Ky (Journal Gia Dinh Bao & Thong Loai Khoa Trinh), Luong Khac Ninh (Nong Co Min Dam), Suong Nguyêt Anh (Nu Gioi chung), Lê Hoang Muu (Luc Tinh Tan Van ).

 

Đền cụ Trương vĩnh Ký tại

CHO QUAN, SAIGON, VIETNAM

 

Dans la période qui suit la Révolution d'Août 1945, les lettrés originaires de Bên Tre ont apporté une part non négligeable à la création et au processus de croissance du courant littéraire révolutionnaire du Vietnam. Les écrivains Nguyen Hai Trung et Pham Vo se sont vu décernés le Prix de littérature Nguyên Dinh Chiêu en 1965. Chim Trang (alias Hô Van Ba), Trân Thê Hy (alias Vo Trong Canh) ont été primés par l'Association des écrivains vietnamiens. Sans compter un certain nombre de jeunes talents en herbe, et déjà titulaires de différents Prix de littérature . Et tant d'autres sont tombés au champs d'honneur lors des deux résistances patriotiques, laissant leurs noms sur les pages de l'histoire nationale: L'écrivain et le journaliste Duong Tu Giang (ou Nguyen Tân Si), le poète Lê Anh Xuân (Ca Lê Hiên)...

La "civilisation jardinière " de Bên Tre reste toujours féconde et fait parler d'elle . CVN

Một sạp trái cây tại chợ Cái Mơn

Và Đây Nữa:

« Le touriste est un homme qui passe mais qui ne voit rien », nous ne souhaitions pas que nos deux mois de voyage donne raison a ce dicton. Pour cela nous avons eu la chance d’etre accueillis pour une immersion d’un mois dans la paroisse du pere Joseph a Cai Mon. C’est un petit village du delta du mekong, situe a mi chemin entre Vinh Long et Ben Tre, Cai Mon se veux etre un village Franco Vietnamien, vous y trouverez donc un accueil tres chaleureux en particulier si vous vous rendez au presbytere du pere Joseph qui recoit avec grand plaisir les Français desireux de mieux connaître la culture vietnamienne.

C’est au debut du 18 eme siecle que Cai mon a reellement commence sa specialisation, grace a l’arrivee des peres missionnaires, « ils tenaient dans une main le breviaire et dans l’autre les graines » qui font desormais la renommee de Cai mon dans tout le vietnam.

Cai mon est le paradis terrestre fertile du vietnam, on y prepare les futurs banzais, orchides ainsi que les arbres fruitiers, il approvisionne en grande partie HCMV ainsi que les regions environnantes. Malgre des techniques de culture tres rudimentaires par manque de moyen economique, nous avons ete admiratifs de voir comme ils peuvent se debrouiller avec des morceau de bambou et des lianes tressees. Il faut dire que cela ne manque pas, avec de l’eau partout. Vous serez surement amenes a visiter la region et vous aurez alors la chance de decouvrir un des paysages les plus pittoresques du vietnam en alternant les bacs, la moto et les chemins sinueux des rizieres ou des jardins ombrages.

Cai Mon est egalement repute pour ces nombreux jardins fruitiers que les habitants seront ravis de vous faire visiter, se sera l’occasion pour vous de gouter a des fruits qui n’existe pas en France, comme le Ramboutan, le Longam qui peuvent ressembler au litchie mais avec un gout incomparable, orgie assuree! Cai Mon cultive egalement le roi des fruits : le durian mais qui possedent l’odeur de l’enfer comme dise certain ! alors ne vous laissez pas surprendre et osez cette aventure.

Cai mon c’est l’occasion d’aller au marche, loin de ressembler au marche couvert des grandes villes, vous trouverez ici de produits artisanals a tous les coins de rues, des fruits et les poissons fretillants encore dans l’eau du mekong qui se situe a quelques metres. Votre excursion vers le marche sera sans doute tres remarquee dans le village et les gens vous accueilleront a coup de « Hello » and « see you again ! »

 Nous vous conseillons vivement d’assister a une messe de la paroisse, vous y decouvrirait tout le sens de l’eglise aupres de ces jeunes pretres qui ont su evangeliser et eduquer les enfants, se sont desormais quelques milliers de paroissiens qui se reunissent tous les matins a 5H avant d’entammer une journee de travail dans les jardins pour les plus ages et un depart vers l’ecole construite par le cure derriere le presbytere pour les plus jeunes. Vous pourez egalement ecouter la beaute de cette langue a travers de magnifiques chants religieux des quelques 300 sœurs du couvent.

 Germain Grardel et Adelaide Ripert