Voir Cai Mon et mourir…

 

      La citation du célèbre poète trouve désormais un second sens lorsqu’on l’adapte à ce petit paradis du bout du monde.

     A l’heure ou j’écris ces phrases, j’en suis déjà à mon deuxième séjour dans la paroisse et me demande encore quand sera le prochain. Après avoir passé trois mois ici en 2004, je reviens passer cinq jours et n’ai d’autres impressions que celle de me retrouver à nouveau en famille après deux ans loin du pays.

     Décrire en une page la vie, l’accueil, le cadre de vie des habitants de Cai Mon serait oublier l’essentiel, c’est pourquoi je vous invite à vous y rendre plutôt qu’à vous décrire des impressions qui se vivent avant de se lire. Par ailleurs, le père Joseph se ferait une joie d’autant plus grande en vous accueillant en chair et en os dans sa paroisse.

     Néanmoins, il est frappant de constater que ce qui fait la richesse de tous ces gens est basé sur beaucoup de simplicité: simplicité dans le regard, dans le sourire, dans l’accueil. Visiter Cai Mon, c’est se faire constamment inviter: à boire le thé, à “manger le riz” (prendre le repas), à voir les poissons etc. Accepter les invitations est à chaque fois une expérience fascinante et c’est pour eux une joie et un honneur de recevoir un étranger chez soi.

     La paroisse est avant tout un lieu de vie avant d’être un lieu de culte mais c’est aussi un lieu de culte avant d’être un lieu de vie. En fait, les deux se mêlent dans une cohésion extraordinaire. Passer un peu de temps à Cai Mon est la garantie d’un séjour réussi.

     Alors, avant votre départ pour le Vietnam, passez un petit coup de fil au père Joseph et laissez-vous guider comme Alice au pays des merveilles…

                                                                                                     Timothée Wallaert