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…CAIMON, lieu de naissance de P.J.P TRƯƠNG VĨNH KÝ
N’étant point écrivain, ni expert en rédaction littéraire, parce que de formation esentiellement scientifique, j’ose cependant et je me permets de vous présenter un bref apercu (des livres entiers seraient nécessaires pour un travail sérieuse d’historien) de l’histoire et de la situation géographique de la commune de CÁI MƠN qui, malgré ses relativement faibles dimensions territoriales, ne joue pas moins un rôle important dans le développement à la fois morale, culturel, économique et maintenant touristique de la province de BÉN TRE dont elle dépend administrativement. CAI MƠN évoque pour moi plus de deux sìècles de l’histoire du VIỆT NAM et réveille en ma conscience des sentiments patriotiques, de fierté et de nostalgie parce qu’avec a vu naitre en cette année 1837, pendant le règne de l’empereur MINH MẠNG (deuxìème de la dynastie des NGUYỄN), le grand savant et érudit, Pierre Jean-Baptiste TRƯƠNG VĨNH KÝ, connu sous le nom de Petrus Ký, polyglotte, écrivain, historien et surtout humaniste. CÁI MƠN se trouve à 150km au sud-est de Hồ Chí Minh ville, capitale méridionale du Việt Nam.Elle se trouve sur une sorte de presqu’ile bordée par les 2 fleuves Hàm Luông au nord-Est et Cổ Chiên au Sud-ouest, finissant le long cours du Mékong qui se jette dans l’océan pacifique.Pour y accéder en venant de la capitale, il faut prendre la route de Mỹ Tho, ville de la province de Tiền Giang sur le bord du fleuve de CỮU LONG et le traverser par le bac RẠCH MIỄU jusqu’à BÊN TRE, puis de nouveau traverser le fleuve HÀM LUÔNG par le bac Hàm Luông, prendre la route provinciale 888 puis la nationale 57. Auparavant on pouvait arriver à l’église même par la voie fluviale, un embarcadère étant prévu juste devant l’entrée de l’église. La place centrale de CÁI MƠN est l’église avec le clocher séparé monté de six cloches anciennes. La paroisse est ministrée par le RP NGUYỄN NGỌC THÍCH, mon bienfaiteur et ami, dont la courtoisie et la modestie n’ont d’égal que son sens élevé de l’organisation de sa paroisse et la formation des vicaires qui l’assistant et du personnel qui collabore à sa gestion. À Côté de l’église,se trouve le couventdes soeurs de l'Ordre “Les Amantes de la Croix”, aussi bien organisé et entretenu. CÁI MƠN a son marché, très achalandé òu l’on trouve tous les produits indispensables à la vie quotidienne , les fruits et les légumes de la région. En effet, par sa situation privilégiée, la région de Cái Mơn, doublement et richement nourries des alluvions charríées tout au long dans la descente du MEKONG , est la plus fertile plaine du delta, grace au travaux d’irrigation effctúes vers le milieu du 19e sìecle. L’agriculture n’ y a donc pas de fertilisation chimique. On y produit à côté des orangers, mangoustans, mangues, bananes, pommes de lait, pamplemousses, les durians introduits des iles indonésiennes très apprécíes des Việtnammiens. C’ est une belle et longue histoire que celle de Cai Mơn qui commence au XVII-XVIIIe sìecle après l'annexion de ces plaines de l’ouest du Mekong par l’empire d’Annam sous la dynastie des derniers LÊ postérieurs. Peuplée, au début de peu d’habitants, la petite commune se développe peu à peu au cours des deux derniers sìecles ainsi que sa renommée de terre très fertile dopée par la venue au monde de son illustre enfant déjà prodige très jeune, au début du 19e sìecle et aussi par la construction de son église en 1847 (3e église). L’église de CAIMƠN, sous le patronage du RP NGUYỄN NGỌC THÍCH, attire de nombreux touristes aussi bien du pays que de l’étranger. D’autres église furent édifíees avant celle- ci: celle de VĨNH BÌNH , celle de QUÃNG NGÃI, puis celle de VĨNH CHÍNH …et des messes y sont encore dites chaque Dimanche. L’église principale actuelle, en bordure de la rivìere de CAI MƠM, un petit affluent de la rivìere Tiền Giang est sitúee juste avant un pont métallique qui mène à CHỢ LÁCH, chef-lieu du district de VĨNH THÀNH construire en 1847, elle a subi comme ses bâtiments annexes les outrages du temps et comme la plupart des monuments du pays, en raison de longues périodes de pluies et de vents et d’une humidité ambiante levée.L’entretien constant qu’affectuent les prêtres responsables successifs permet d’effacer au fur et à mesure ces détériosations dues à la nature et au climat. Il a eu été de même du couvent des SOEURS construit en 1884 et de se dépendances grace à l’esprit d’initiative, à la fierté et au dévouement de toute la communauté religieuse toute vouee à la foi et à l’amour de Dieu, que nous ne pouvons qu’admirer et respecter. Par contre, tout le complexe Eglise- couvent a été épargné par la guerre entre 1940 et 1975: occupation japonaise 1940-1945, guerre d’ indochine( 1946-1954) entreprise par les Francais, guerre du Việt Nam soutenue et entretenue par les Américains. Les engagements militairesse sont toujours arrêtés autour de la presqu’ile de cái Mơn sans doute parce qu’elle ne présentait aucun intéret ni avantage stratégiques pour les différents troupes d’occupation de l’époque. Les personnes natives de Cái Mơn qui vouent un certain culte et une admiration sans bornes pour Pétrus Ký et pour le père Phan-van-Minh martyre catholique mort persécuté sous le règne de Minh Mạng en 1853, disent souvent qu’une force divine inspirée par le saint a toujours mis une barrìere à la volonté destructive des belligérants et de ceux qui viennent souiller cette belle et sereine terre et la préserve ainsi de toute la pollution humaine. Ceci est une anecdote que je ne saurai manquer de citer pour la joie et le bonheur des habitants de cette charmante ville, pauvres encore peut- être mais honnêtes et dignes. Pour compléter cette brève description de CAIMƠN qui est considérée plutôt comme une communauté catholique que comme un village, je me fais un devoir de parler de deux hommes qui ont marqué d’une empreinte indélébile son histoire et la vie de ses habitants père Phan Văn Minh, premier prêtre originaire Cai mơn, martyre de la foi chrétienne et le grand savant et érudit Pétrus Trương Vĩnh Ký, né le 6 Décembre 1837 et décédé le 1er septembre 1898. Le père Phan Văn Minh, né 181 était en charge de plusieurs paroisses…. Au cours de la 1re moitíe du 19e sìecle, l’ arrivée de nombreux missionnaires d’ Europe en particulier de la France, provoquant à la cour d’annam de vigoureuses réactions autant xénophobes qu’anticatholiques. Elle donnait à tous les chefs de la province des instructions de pourchasser tous les prêtres catholiques et d’anéantir la propagation de cette foi venue d’occident et qu’elle trouve séditieuse et dangereuse pour la nation. Ainsi beaucoup de catholiques anciens et nouveaux convertis furent éliminés. Ces persécutions ont pris fin seulement à la conquête de la cochinchine ( sud Viet Nam) par les francais. Pierre Jean-Baptiste Trương Vĩnh Ký, aussi nommé Petrus Ký, était l’un des plus grands polyglottes du 19è sìecle. Il parlait couramment 12 langues orientales et occidentales et connaissait plusieurs langues mortes dont le Grec, le latin, le sanscrit, l’hindouistan,…Pour cette raison, il fut envoýe en France en 1863 en mission avec le premier ministre Phan Thanh Giản, dont il fut conseiller, pour négocier la traité de paix, à la cour de Napoléon III. Ce fut à Paris qu' il a fait connaissance avec Littré, Ernest Renan, Victor Duruy et Victor Hugo avec lequel il a entretenu des relations l’épistolaires en latin. Pour celle des qui aiment les voyages et qui désirent approfondir leur culture générale par la connaissance d’une belle région tropicale qui pourtant n’attire pas le tourisme trivial mais qui offre des perspectives admirables et typiques des plaines du delta du Mékong. J’ai une mission spirituelle de les inviter à venir à cái Mơn. Ils y verront l’eglise, point de chute obligatoire, sur la berge de la rivìere de Cái Mơn malheureusement mal dragúee òu circulent de nombreusesbarques embarquant les produits du pays. Devant l’église, s’élève la statue du Saint Philippe Phan văn Minh dominant le grand parc òu se réunittous les jours les fêtes de la communauté catholique de cái Mơn. En dehors de l’église et à 200m de là, la stèle commémorative de la naissance de Pétrus Ký a étée érigée le 06 Décembre. 1937, centìeme anniversaire de sa naissance, à l’ endroit même òu il a passé les 1ères années de son existence 500 mètres plus loin se trouve la tombe de Saint Phan văn Minh, un très beau monument funéraire, toujours fleuri par les fidèles à sa mémoire. Pour conclure et terminer ce succinct et moderte rappel de l’ histoire d’un charmant petit hameau du Viet Nam du Sud qui malgré son isolement stratégique du reste de la plaine cochinchinoise, n’en garde pas moire la souvenir d’événements douloureux des trois dernìères sìecles, je renouvelle mon invitation à tous les personnes à l’esprit généreux et éveillé par la curiosité de voir vivre des Vietnamiens vraiment provinciales, simples, pauvres, de bonne conscience mais dignes de l’être. C’est à Cái Mơn, que votre apport moral et physique et intellectuelle est le plus profitable, certainement plus que d’y construire des immeubles de luxe de trente du quarante étages qui ne profitent qu 'aux riches ne sachant quoi faire que de polluer l’ humanité. Charles Trương Vĩnh Tống L’un des derniers petits fils de Petrus Ký Cái Mơn le 2 Janvier 2007
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